Où sont-ils maintenant

Nicole Bourque (1989)

J’aimerais en premier lieu remercier la Fondation O’Brien pour la bourse qu’elle m’a accordée. Celle-ci m’a en effet permis de financer une partie des études sur le terrain essentielles à la réalisation de mon doctorat en anthropologie sociale à l’Université de Cambridge.

Rôle de la Fondation O’Brien dans mon perfectionnement professionnel

Nicole-BourqueAprès l’obtention, avec mention très bien, de mon diplôme en anthropologie de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton, j’ai entrepris un doctorat en anthropologie sociale à l’Université de Cambridge grâce à une bourse d’études du Commonwealth. Je ne pouvais toutefois utiliser cette bourse d’une durée de trois ans que pour les dépenses encourues dans un pays du Commonwealth. Dans le cadre de mon doctorat, mes travaux m’ont amené à passer 15 mois dans les Andes équatoriennes. Comme cette région ne fait pas partie du Commonwealth, je ne pouvais utiliser la bourse pour couvrir mes frais de déplacement et d’hébergement. Une bourse de la Fondation O’Brien m’a fort heureusement aidé à subventionner mon travail sur le terrain (1989-1990). Il m’est même resté suffisamment d’argent pour m’acheter un ordinateur et une imprimante, et pour suivre un cours de dactylographie. Grâce à cette aide, j’ai réussi à terminer ma thèse de doctorat intitulée Soupes, saints et sucres : une analyse de l’alimentation, de la religion et de l’économie des Andes centrales de l’Équateur.

Après avoir soutenu ma thèse en 1993, j’ai obtenu un poste de chargé de cours au département de sociologie, rebaptisé depuis département de sociologie, anthropologie et sciences sociales appliquées. Je travaille toujours à l’Université de Glasgow à titre de maître de conférences. Je m’occupe actuellement du programme de spécialisation en sociologie et anthropologie en plus d’enseigner à tous les cycles et de diriger nombre de thèses de doctorat.

Ma recherche initiale portait sur la relation entre la religion et les changements économiques dans les Andes équatoriales. En 1995 et 1996, je suis retourné dans le même village afin d’y poursuivre mes recherches. J’ai également fait un séjour dans les Andes boliviennes, où j’ai étudié la conversion au protestantisme et à l’islam. Je me suis de même intéressée aux conversions à l’islam en Écosse. Je participe actuellement à deux projets interdisciplinaires en collaboration avec d’autres chercheurs de l’Université de Glasgow. De concert avec des membres du département des études en gestion, je cherche à vérifier comment les théories anthropologiques des rituels et de la ritualisation peuvent servir à analyser les modèles entrepreneuriaux en matière d’ateliers de stratégie. Je collabore également à un important projet subventionné (365 000 £) qui a pour mandat d’examiner l’enseignement religieux dans les écoles d’Écosse, d’Angleterre et d’Irlande du Nord.